• Migraine

    MIGRAINE

     

     

    Vrais amis des moments noirs je vous soumets à rude épreuve

     

     

    Quand l'espoir reflue

    Quand je me vide de toutes les marées jaillissantes et poissonneuses

    Quand dans ma tête roule un tambour de guerre

    Quand la mort vient battre des ailes dans mon âme et danse son vol de noire séduction

     

     

    Vous êtes là à me tenir la main

    à me retenir au bord d'un vertige mauvais

    Vous vous taisez ou bien vous dites les paroles de secours

    et moi

    je crache ma douleur en larmes et mots amers

    en mots qui vous cinglent

     

     

    Vous repartez chargés des miasmes de ma maladie

    J'en suis encore toute remplie

    Accablée de ce débordement de souffrance

    Mais j'avale une petite dragée rose

    Je ferme les yeux. Je ne bouge plus.

     

     

    Et voici

    que le tambour s'éloigne comme une armée vaincue

    comme un orage qui recule

    Et la bonne marée revient tout doucement

    ramper sur mes sables de tempêtes

    vient y sculpter la douce ondulation des vagues assagies

    Une tendre chaleur se répand comme une huile

    Et c'est alors

    alors seulement

    que je vous vois

    que je vous entends

    Cette chaleur bienheureuse qui vient battre en moi jusqu'au bout de mes doigts

    Ce bonheur d'exister revenu

    c'est vous

    c'est l'amitié fidèle qui circule dans mes vaisseaux et me rend la vie

    Amis vous m'avez transfusée et vous êtes partis

    avant d'avoir revu le rose sur mes joues Avant

    d'avoir pu écouter mon souffle paisible d'endormie

     

     

    A présent je me réveille comme d'une amnésie

    Une autre personne qui ne sait plus

    qui ne comprend pas

    Qui étais-je hier ?

    Un corps malade, essoufflé, martelé

    Une âme souffletée, noyée, empoisonnée

    Qui étais-je ? Je veux l'oublier.

     

     

    A présent que la bonne vie respire

    Que je me sens tout arrondie d'elle

    je veux vous redonner les fleurs de mon jardin

    les fruits de mes arbres

    le chant de mes oiseaux

     

     

    Il y a un oiseau qui tous les matins m'appelle

    Il m'ouvre le jour

    S'il vient à manquer le jour commence triste

    et boîte jusqu'au lendemain

    Mon oiseau, ne me laisse pas

    Mes fenêtres sont ouvertes

    Tu peux entrer et t'en aller Je ne te retiendrai

    jamais prisonnier mais viens

    Viens me visiter

    Chatouiller dans ma gorge le goût de chanter

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