• Esprit,, si tu pouvais...

    Esprit, si tu pouvais me porter assez haut

    Vers ta montagne ensoleillée, aride et sainte,

    Et faire éclore là mon poème, ma plainte

    Maîtrisée en quatrains et tercets assez beaux

     

     

    En pétales ardents et fiers, d’un bleu nouveau,

    Pour me faire oublier l’amère vie éteinte,

    La douleur cramponnée toujours, ma force feinte,

    Mon sourire le jour, et la nuit mon sanglot

     

     

    Si je pouvais passer l’automne pourrissant

    En une seule nuit, un songe si puissant

    Qu’il me déposerait soudain à ma fenêtre,

     

     

    Un matin de printemps où je pourrais renaître

    Jeune et renouvelée, dans un exquis bien-être,

    Dans la grâce étonnée au milieu des encens !

     

     

    Hélène Aribaut

    Fuveau, 28 Novembre 2002

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